Prénom : Pinorinaris, raccourci usuellement par Pinori.
Surnom : Pino(réservé aux intimes).
Race : Hybride plante.
Âge : Période bulbaire.
Histoire: Comme la grande majorité des sylvains, Pinorinaris est né parmi ces tribus semi-nomades vivant autour d'un des nombreux Arbres sacrés peuplant le monde. La sienne vivaient en harmonie dans la récente région tropicale et luxuriante de Caer Xahn depuis le chute de Myria mais est à présent anéantie.
Pinori est le fruit de Sibazyl et Linalys, un couple marié depuis leurs jeunesses et dont la solidité faisait l'admiration de toutes les sylvaines de la tribu. Sibazyl, s'il n'était pas le représentant de la tribu face à Yggdrasil, n'en demeurait pas moins un grand voyageur très écouté des jeunes pousses pour ses aventures épiques. Effectivement, il partit pendant une dizaine d'années à travers le monde, prenant le pouls des tensions et des découvertes qui s'y déroulaient pour en rapporter les nouvelles comme le veut la coutume. Pendant ce temps, Linalys, en respectable épouse, priait chaque jour Yggdrasil afin de procurer les bonnes augures à son mari éloigné de l'éden. Ses amies compatissaient du sort de la jolie fleur, rares sont les époux qui voyagent aussi longtemps sans revenir. Au fil des ans, plus on voyait Lynalis implorer avec ferveur, plus on pouvait mesurer le désarroi qui l'accablait. Certains affirmaient même qu'ils l'entendaient sangloter quand ils rejoignaient l'Arbre. Pourtant, lorsqu'on lui adressait un sourire, elle le rendait, imprégné d'une vague tristesse certes, mais elle positivait toujours. Elle se disait savoir qu'il se portait bien car lui aussi, régulièrement, priait auprès d'un Arbre du Sage verdoyant, qui selon la légende, est un pont entre les amoureux. Cependant, lorsque les membres de la tribu virent Lynalis rentrer de sa prière quotidienne avec une couronne de fleur dans les cheveux et un sourire éclatant de joie au visage, ils comprirent que Sybazil allait bientôt retrouver le chemin de Caer Xahn.
Deux mois se furent écoulés quand Sybazil revînt. A son arrivée, tout le clan était en fête et fît un festin nocturne digne d'un roi au pied de l'Arbre afin de signer son retour. Les lucioles éclairaient en abondance ce soir-là le lieu, des paons firent un spectacle d'ombre, tantôt des oiseaux-lyres jouaient des ballades avec d'autres animaux musiciens, tantôt c'étaient des Barbarossos(d'imposants et de somnolant ours gorilles, habituellement gardiens forestiers) qui tambourinaient sur leur ventre un rythme sensuellement extatique qui émanaient de leur gueules, des baies et des fruits succulents présentaient le buffet, et du nectar se déversait à foison : Yggdrazil fêtait à sa manière le retour d'un de ses enfants. Sybazil était revenu et pour de bon cette fois. Il avait en effet annoncé aux membres de sa tribu qu'il ne partirait plus jamais en Voyage. Estimant qu'il avait assez vécu pour deux vies, il désirait à présent rendre sa femme heureuse et fonder une famille. Linalys était aux anges, elle fondait dans les bras de son époux, et toute la joie du couple se transmettaient intuitivement à la tribu qui n'hésitaient pas à danser.
C'est ainsi que germa quelques moins plus tard six petits bules, Pinori inclut. Un an passa et les bulbes se développaient gaiement. Sybazil s’attelait à ses tâches paternelles, leur apprenaient ce qu’il savait de son expérience d’aventurier, Lynalis les inculquait à louer la sagesse et la bonté d’Yggdrasil de préserver leur éden. Cependant, le bonheur n’est pas d’œuvre divine, il est trop fragile pour que les dieux puissent en être savant. Ils s’affairent à des priorités bien plus terrestres et pérennes tels que la gestion universelle et le maintien de la vie. S’écartant des intentions des êtres vivants qui parcourent pourtant le monde telles des tempêtes, une tragédie allait prendre racine. Un évènement que pas même Yggdrasil le Sage n’aurait pensé se reproduire allait se dérouler sur son domaine.
Alors que le Désert de la Mort reculait depuis qu’un Arbre de Vie repoussa dans l’inhospitalière région de Caer Xahn, transformant l’étendue de sable en steppes fraîches et aérées, un robot inconnu investit le sanctuaire arboricole en projetant des rayons d’énergie immaculé du bout de ses bras qui faisaient plus office de canons. Mais l’Arbre se protégea de lui-même à l’aide d’une barrière mystique. Les quelques sylvains qui priaient alertèrent la tribu toujours dans les parages. Aussitôt la riposte ne se fît pas attendre. Alors que le droïde grossissait ses tirs face à la résistance de l’Arbre sacré, les sylvains enchaînèrent une séries d’attaques sur sa carlingue, Sybazil dans les rangs. À l’étonnement de certains qui n’avaient jamais aperçu de tels engins, l’impact fût nul, et cela, malgré l’expérience des aventuriers et la force des plus entraînés. Le blindage de la cible était si imposant qu’il n’eut aucune égratignure, ni ne fût écarté d’un millimètre.
Il continuait à tirer contre le mur protecteur d’Yggdrasil qui commençait à s’évanouir. Les troupes se divisèrent en trois groupes dispersés de manière concentrique dans la zone : le front réservé aux plus entraînés, les archers pour les plus jeunes en charge de protéger les mages, vulnérables durant la préparation de leur sortilèges, se composaient uniquement des sylvains voyageurs. Pendant que les archers s’évertuaient à stopper les tirs incessants en contrant avec leurs vulgaires flèches, les attaquants revinrent à la charge dans l’espoir de détourner la machine belliqueuse de sa cible, mais cela fût vain. Pour autant quelques minutes après leurs roustes, le robot arrêta ses jets caloriques et se tourna vers le front à leur grande stupeur. Puis se remit à projeter de grosses bourrasques énergétiques vers les premiers sylvains. Les guerriers tombaient par pairs voire par trio lorsqu’ils étaient fort regroupés, les rayons transperçant littéralement leur corps. Des lambeaux de chairs, de boyaux et de sang se répandaient à présent sur les gousses d’herbes. La plupart des jeunes archers qui voyaient là quelques uns de leurs parents et des personnes familières souffrir n’avaient jamais connu une telle horreur de leur vie. Certains s’enfuyaient apeurés quand d’autres restaient estomaqués devant le spectacle morbide que le mécha insensible leur peignait. Les mages aventuriers quant à eux savaient qu’ils devaient se concentrer sur leur sortilège, l'esprit loin des souffrances du combat, afin que cette situation profondément problématique ne devienne pas critique. Pendant ce temps, le cortège funèbre ne cessait de croître, l'automate ne connaissant aucune fatigue. Ils jetèrent presque aussitôt leur sorts de terre ou de glace. Mais une fois de plus : le robot ne frémit pas d’un pouce.
Au moment où des mages s’agenouillèrent de stupeur face à cette créature insensible, une trappe mécanique s’ouvrit sur le dessus du droïde par laquelle sortit quatre petits éléments volants qui s’éloignaient rapidement vers des positions cardinales sur 1000 mètres chacun, délimitant un territoire d'un kilomètre carré dont l'Arbre de Vie en est le point central. A la vue de ce phénomène technique, Sybazil comprit à quoi il avait affaire et cria sur-le-champ l’ordre de retraite. Ceux encore sur pieds se retirèrent mais d'autres, épris d'abnégation, se ruèrent vaillamment sur l'engin, en vain.
Sybazil courait à travers la forêt pour retrouver son épouse et ses enfants. Ces derniers s'étaient regroupés sous leur abri habituel.
- Que se passe-t-il ? demandait Lynalis inquiète et en larme.
- Nous devons fuir immédiatement, répondit son mari. Si cet ennemi est bien celui que je pense, nous n'avons aucune chance de le vaincre.
Soudain le brouhaha s'interrompit. Les canons du mastodonte mécanique se baissèrent. Sur le champ de bataille, au pied de l'Arbre de Vie, plus aucun survivant combattait était debout. Un silence macabre se propagea alors à toute la forêt : plus aucun vent ni chant d'oiseaux, tout devint subitement calme dans les alentours, pour ne pas dire inerte. Un fait quasi surnaturel.
- ç'a commencé! prononça Sybazil, la face complètement angoissée. Nous n'avons plus le temps.
Il porta alors deux doigts à sa bouche pour émettre une variété de sifflements inhumains. Une cigogne javeline vint s'allonger au sol près des bulbes alors que Sybazil décrocha quelques lianes suspendues entre deux arbres. À peine eut-il le temps d'accrocher Pinori au bec du volatile que celui-ci s'empressa de décoller suite à l'immense envolées d'oiseaux de toute sorte. Lynalis levait ses yeux humides au ciel, craignant le pire pendant que Sybazil regardait un de ses enfants s'éloigner dans les cieux.
- Sybazil, sens-tu comme l'atmosphère se réchauffe ? lança chétivement Lynalis.
Déterminé à sauver ses enfants, il se remit à appeler des cigognes, mais le tumulte des oiseaux apeurés couvrait ses sifflements. Tenace, il continua à demander l'aide de porteuses ailées. Lorsque la fatalité vous guette, plus rien est vain. Les feuilles de l'Arbre sacré commençaient à se faner et l'apparition de mirages aux alentours signalait la progression thermique de la zone. Bientôt, les gousses d'herbes allaient roussir, le sol se craquelait en fissures desquelles s'échappaient de la vapeur. Enfin, la végétation du périmètre délimité par les quatres modules s'immola, l'Arbre de Vie devint un grand bûcher de l'enfer. Les deux amants s'échangèrent un fougueux baiser avant de contempler une dernière fois l'indigo. Le feu, se faisant d'autant plus vif qu'il flamboyait de minutes en minutes, dévora tout sur son passage, qui plus est, à une vitesse défiant toute nature et qui signait bien l'œuvre mécanique. Si dix minutes suffirent pour embraser la totalité de l'Arbre et de ses enfants, les flammes brûlèrent toute une journée. Le lendemain, seul le lugubre automate tenait encore debout, l'horizon était de 360 degré, le sol littéralement calciné, noir de cendres, mettant fin au poumon vital de la région pour lustres. Un Arbre d'Yggdrasil fût éradiqué pour la première fois depuis des siècles, le Sage en eut l'esprit tout chamboulé. Les jours suivant, les grains de la Mort regagnaient du terrain en Caer Xahn.
Extra(petit+): Pinori est encore un petit poupon. De ce fait, il ne saura que baragouiner une langue incompréhensible pour les gens qui ne sont pas de son espèce. De plus, il ne pourra agir au combat seulement en tant qu'aide de soutien, possédant quelques sorts innés. Néanmoins qui s'en occupera ne manquera jamais de compagnie ni de nourriture en milieu hostile puisqu'il communie naturellement avec la nature et les animaux.
Personnage appelé à évoluer. =)
À voir :
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